Marie Maillard

Born 1973 in Besançon France.
Lives and works in Paris.

Web site : www.video-wallpaper.com
Education : Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Dijon, 1991-1997

SOLO EXHIBITIONS

2009
Wall 0909, Luxe Gallery, New York
Crossing the Line 2009 : Wall 1006, video installation, FIAF, New York

2008
Wall 0208, Maison Rouge, Paris

2007
Wall 0407, Luxe Gallery, New York
Galerie Aline Vidal, Paris

GROUP EXHIBITIONS

2012
"This & there", Fondation Ricard et au-delà, Paris,

2011
Salon Zürcher, galerie Zürcher, Paris
"Le troisième œil", galerie Valérie Bach , Bruxelles
"Drawings by numbers", Espace Vallès, Saint-Martin-d'Hères

2010
Chambre à part IV : Mascarade La Réserve, Paris
Cutlog 2010, (Artfact), Paris
"Archichaos", Rove Project, London
"Les grands espaces", Palais des Beaux Arts de Lille, France
"Rigueur", Château de Lacaze, Labastide Castel Amouroux
"Thriller", Rigaerst. 69, Berlin
"Something Strange Happened Here*", Brussels
The Red House Art Center, Syracuse, NY

2009
"Phantoms", Luxe Gallery, Bruxelles
Artbrussel 2009, (Luxe Gallery), Bruxelles
"On longing", Luxe Gallery, New York

2008
"Demolition Party", Hôtel Royal Monceau, Paris
CIGE 2008, Pekin, Chine

2007
Fiac 2007, Paris, Artbrussels, (Galerie Aline Vidal)
“Radio Mobile”, Performance, ArtBasel, Bale
“Landscape”, Luxe Gallery, New York

2006
"Génération Picasso", Fiac 2006, Grand Palais, Paris
Fiac 2006 (Luxe Gallery), Cour Carrée, Paris
Luxe Gallery, New York
"Version Animée", Centre pour l’image Contemporaine au B.A.C, Genève
"La Visite", Fondation Zervos, Paris
"Ultra Peau", Palais de Tokyo, Paris
“La Cabane”, Palais de Tokyo, Paris

2005
“ELIA 0505”, Honolulu, Hawai
FIAC 2005 (Luxe Gallery), Paris
“It’s not about sex”, Luxe Gallery, New York

2004
Biennale de Busan, Corée du Sud,
"Vert-Uni-Vert", Installation vidéo, Espace Cappellini, Paris
"Histoire intra-muros", Atelier Cantoisel, Joigny

2003
Installation vidéo, Espace Cappellini, Paris
"Images projetées", Galerie Aperto, Montpellier

2002
Galerie Interface, Dijon
La Plataforma, Gironna, Espagne
Galerie Ipso Facto, Nantes
"Djinn", La Femis, Paris

2001
"Traversées", Musée d’Art Moderne de la ville de Paris
Nano Galerie, Galerie Emmanuel Perrotin, rue Louise Weiss, Paris
"Paysages", 4ème Biennale d’Art contemporain, Enghien-les-bains

INTERVENTIONS
1997-2012
Recherches et graphisme dans l’agence d’architecture Jean Nouvel

2010-2012
Invitée par Jean Nouvel à réaliser les plafonds d'un hôtel à Jesolo, Italie. (projet en cours)

2010-2012
Invitée par Jean Nouvel à réaliser une œuvre dans le couloir principal d'un hôpital à Rueil-Malmaison (projet en cours)

2011
Commande de 90 photographies pour les chambres de l'Hôtel "Royal Monceau", Paris

2006
Invitée par Jean Nouvel à proposer une œuvre vidéo sur le sommet de sa tour à la Défense, Paris (concours)

2005
Invitée par Karl Lagerfeld , installation vidéo, Exposition « Chanel », Métropolitain Muséum, New York
Réalisation d’une façade pour une maison individuelle, Villa Seurat, Paris

2004-2006
Consultante pour l’aménagement des abords de la rive gauche du Doubs, Dole.
Réalisation de bancs publics pour les abords de la rive gauche du Doubs, Dole..
Commande de video-wallpaper pour une façade d’un immeuble Chanel à Tokyo
Commande de video-wallpaper pour un magasin Chanel à New York

2004
Projet de video-wallpaper pour le chantier du projet de Jean Nouvel pour les Halles à Paris (concours)

2003
Commande de video-wallpaper pour Chanel, « Karl face à Lagerfeld », Bon Marché, Paris

2001
Le Pavillon, programme hors les murs, workshop au Maroc organisé par le Palais de Tokyo (film collectif « Djinn »)

About Marie Maillard

Marie Maillard fabrique des paysages en usant des techniques mises à sa disposition par l’époque : l’image digitale, l’informatique. La fin du règne de Eastman Kodak qui avait, à la lettre, « formaté » notre vision à la proportion d’une image 2x3 (35mm) pendant plus d’un siècle n’est pas fortuite. L’informatique a fait son œuvre. Ceci tuera cela, disait déjà le poète. Marie Maillard manipule des clichés pour leur donner une forme neuve. D’où ces étirements de l’image qui en constituent le premier caractère. Un procédé, en somme, propre à décaler notre perception. Ce serait peu. Ces paysages se réduisent à des éléments essentiel : de la terre, des ciels, de l’eau. Pas la moindre trace d’un être vivant. Ils sont sans précédents ni références. Rien qui suggère la moindre nostalgie de l’histoire ou même de celle de l’art. Pas de paradis perdu : l’Eve et le serpent pétrifiés du linteau de la cathédrale achèvent leur carrière au musée d’Autun. Pas d’Arcadie dont les bergers de notre temps cultivent des plantes hallucinatoires ou polluent sans vergogne les nappes phréatiques. Pas de banquets des dieux qui hantent à présent les carrés VIP ou s’ébattent dans d’obscurs backrooms. Les paysages de Marie Maillard donnent à voir un monde nettoyé de l’espèce humaine, innocenté peut être, lavé de tout soupçon, hors du temps,. Comme après une apocalypse douce, sans violence ni ruine. Un monde idyllique pour une Eve future. Il faudra bien un jour recommencer de zéro… Regardez les bien, ces paysages, car ils n’existent pas. Ce sont de pures fictions. Regardez les attentivement, car vous ne les verrez jamais. Ni cette brume si légère à l’horizon, ni ces nuées sombres, ni ces forêts si noires, ni ces eaux si pures, ni ce pourpre du couchant devant lequel, dit-on, Gengis Khan lui-même se demandait souvent et en vain où se tenait son moi.